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103 mini-adductions d’eau potable, 2 900 latrines écologiques institutionnelles, des ouvrages alimentés à l’énergie solaire et des études structurantes : la première phase du Projet de Sécurité de l’Eau au Cameroun (SEWASH) cible prioritairement les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, où l’accès à l’eau demeure l’un des principaux défis du développement.
Le choix est loin d’être anodin. En lançant officiellement le Projet de Sécurité de l’Eau au Cameroun (SEWASH), le Gouvernement a décidé de concentrer ses premiers investissements dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, où les besoins en infrastructures d’alimentation en eau potable et en assainissement restent parmi les plus importants du pays.
Cette orientation a été réaffirmée lors de la première session du Comité de Pilotage (COPIL) du projet, présidée le 29 juin 2026 à Yaoundé par le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston ELOUNDOU ESSOMBA, en présence du Directeur Général de la CAMWATER, Dr Blaise MOUSSA, des représentants de la Banque mondiale, des administrations concernées et des partenaires techniques.
Financé à hauteur de 184,9 millions d’euros dans le cadre du crédit IDA n°7785-CM de la Banque mondiale, le Projet SEWASH sera mis en œuvre entre 2025 et 2030. Son ambition est de renforcer la sécurité de l’eau, d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement, tout en consolidant les capacités institutionnelles du secteur à travers la promotion de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).
Une réponse concrète aux défis du Septentrion
Pour les populations des trois régions septentrionales, le projet se traduira par des réalisations concrètes. La première phase prévoit la construction de 103 mini-adductions d’eau potable, alimentées par des systèmes de pompage solaire. Ces infrastructures comprendront des forages productifs, des châteaux d’eau, des réseaux de distribution, des bornes-fontaines ainsi que des raccordements destinés aux écoles, aux centres de santé et aux autres équipements communautaires.
Le volet assainissement n’est pas en reste. Le projet prévoit la construction de 2 900 latrines écologiques institutionnelles dans les établissements scolaires, les formations sanitaires, les marchés, les églises et les mosquées. Ces investissements contribueront à améliorer les conditions d’hygiène, à prévenir les maladies d’origine hydrique et à renforcer durablement la santé publique.
Parallèlement, plusieurs études stratégiques seront engagées, notamment le Schéma Directeur d’Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural, le Plan Directeur de l’Assainissement Liquide, les études relatives aux stations de traitement des boues de vidange dans les régions septentrionales ainsi que des études complémentaires sur plusieurs barrages collinaires destinés à renforcer la mobilisation des ressources en eau.
Une gouvernance au service des résultats
Au cours de cette première session, les travaux techniques ont été marqués par les présentations du Coordonnateur de l’Unité de Gestion du Projet (UGP-MINEE), Pr Barthélemy Ndongo, et du Coordonnateur de l’Unité Technique d’Exécution (UTE-CAMWATER). Les deux responsables ont dressé un état des lieux du projet, présenté les objectifs poursuivis, les zones d’intervention, le dispositif institutionnel ainsi que les premières activités réalisées depuis le lancement de cette phase.
Les membres du Comité de Pilotage ont ensuite examiné et validé le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) ainsi que le Plan de Passation des Marchés (PPM), après plusieurs échanges qui ont permis d’enrichir ces documents stratégiques.
En clôturant les travaux, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie a insisté sur la nécessité de maintenir une mobilisation exemplaire de toutes les parties prenantes afin de garantir une mise en œuvre efficace du projet. Il a rappelé que la réussite de SEWASH reposera sur le respect des délais, la transparence dans la gestion des ressources, une gouvernance rigoureuse et une culture permanente des résultats.
Par Urbain Claude Nlate